Gourmets, artistes et éco-guerriers adorent Bridport, West Dorset

traduction de mon article sur Bridport a simonseeks.com:

http://www.simonseeks.com/travel-guides/bridport-river-cottage-riverside-dorsets-coast__164376

Bridport est devenu connu en Angleterre grâce au chef Hugh Fearley-Whittinstall (et son programme télé River Cottage). Provenance et produit du terroir sont des mots qui chantent dans sa bouche et font rêver les gourmets britanniques qui se réveillent d’une longue hibernation culinaire.

Qui aime bien manger aimera le West Dorset

Je ne vous dirai pas qu’il faut aussi beau dans le West Dorset que sur la Côte d’Azur mais si temps Anglais il y a, la région est une des plus clémentes. Donc, les produits du terroir sont superbes et les locaux n’ont pas attendu nos chefs ‘people’ pour cuisiner avec. Prenez le restaurant Riverside à West Bay, le port de Bridport. Imaginez un chalet en bois planté au milieu d’un port sans prétention sur la rive du petit fleuve Brit. Difficile de trouver un meilleur poisson. On ne peut plus frais, direct de la baie de Lyme. Si le restaurant attire les gens du coin depuis 45 ans sans faille, il doit bien y avoir une bonne raison.

A quelques kilomètres se trouve un autre restaurant sans prétention -sinon de vous servir un poisson excellent ou des crèmes glacées bien crémeuses. Sur la plage de Burton Bradstock, le Hive Beach Café et son auvent vert ne paye pas de mine. Ne vous fiez pas aux apparences, les patrons sont très engagés sur le nouvel engouement anglais pour les produits du terroirs viables. De leur ‘Fish and chips’ poisson du jour à leurs sandwichs, tous les budgets trouvent leur bonheur. Quant à la plage avec ses falaises rouges, elle a une vue superbe vers la presqu’île de Portland (où seront les Jeux Olympiques de voile en 2012).

La Côte Jurassique

Bien que la France ait le pendant avec la côte aux dinosaures vers Villers sur Mer, la côte du Dorset est listée par l’Unesco comme Héritage Naturel Mondial. Tout comme le Grand Canyon ou le Golfe de Porto, la côte est reconnue d’intérêt mondial et doit être préservée pour les générations futures. Tout comme en Normandie, les chercheurs d’os de dinosaures et autres vestiges préhistoriques ont de quoi faire, bien qu’il soit bien sur interdit d’attaquer les falaises au risque de se retrouver avec un trou dans la tête…

Où d’autre peut on manger à Bridport?

Bridport ce n’est pas que la plage, au contraire. La ville est un mix intéressant d’artistes dans des vieilles usines à corde (St Michael’s Trading Estate), de classes sociales mélangées se retrouvant sur le marché hebdomadaire, de magasins un peu vieillots et un bon choix d’endroits où on peut manger à prix raisonnable. Bref, un endroit où il fait bon vivre et passer un moment. Pour ma tasse de thé -OK, café – avec une copine, j’aime bien le Beach and Barnicott. Pour des pizzas et une atmosphère sympa -grandes tables où on peut parler aux voisins- le Stables Bar -derrière l’Hôtel Bull dans la rue principale est super pour les petits budgets et les amateurs de cidre. Pour un défi exotique tout en restant régional, le restaurant Taj Mahal propose un curry avec un piment qui est si fort que l’échelle de Scoville (qui mesure la capsaïcine) ne peut le mesurer. Le piment Naga du Dorset est en fait cultivé à West Bexington, près de la plage de Chesil à quelques kilomètres à peine. Sinon, on peut tenter un curry de lapin, chose extrêmement rare chez les Anglais -et les Indiens qui proposent leur cuisine aux Anglais.

Où dormir?

Pour dormir, ce n’est pas le choix qui manque. Pour un hôtel plutôt classique avec des chambres confortables, je peux recommander le Bridge House (chambres doubles à partir de £98) des amis y ont passé un weekend et ont apprécié l’atmosphère sympa et le personnel bienveillant. La brasserie et le restaurant offrent des repas simples et bien anglais. Si vous êtes plutôt du genre papiers peints à gros motifs et baignoires sur pied, l’Hôtel Bull (double avec douche à partir de £70, avec bain £120) vous ira comme un gant. Pour une expérience du vrai Dorset plus campagne, les chambres d’hôte chez Pauline à Highway Farm ne manqueront pas de vous plaire. Pauline connait la région dans tous ses recoins, l’adore et sait faire passer sa passion. Elle organise également des cours d’artisanat d’art à prix très raisonnables, un excellent moyen de rencontrer des gens et parler anglais dans une atmosphère sympa. La ferme a également un cottage pour 4 personnes (à partir de £350 par semaine).

Et quoi d’autre autour de Bridport?

Les randonneurs adorent la région. Le GR South West Coastal Path qui longe la côte leur est bien connu pour ses grimpées et descentes le long des falaises et des plages. Panoramas superbes, notamment au cap doré (Golden Cap) qui tient son nom de son ‘chapeau’ couleur rouge or et qui est le point culminant de la côte du Dorset; excellent point de vue vers la presqu’île de Portland et l’immense plage de sable de Chesil. A l’intérieur des terres, les vues imprenables du bocage anglais et de la Manche ne manquent pas avec entre autres les collines de Lewisdon et Pilsdon Pen.

Si on se veut un peu éco-guerrier et laisser sa voiture, on peut prendre un bateau de West Bay pour admirer les falaises vieilles de 180 millions d’années, particulièrement belles au coucher du soleil. On peut également prendre le car, une expérience pas si traumatisante que ça, même pour ceux qui n’aiment pas les transports en commun. On trouve toujours à s’assoir et on peut admirer la vue au lieu de regarder la route…

Pour les artistes en herbe, pourquoi ne pas sculpter un totem ou plus simplement un bol avec Guy Mallinson? N’oubliez pas d’apporter vos bottes en caoutchouc car la pluie ne l’arrêtera pas. Les cours de Guy sont très en vogue et vont le devenir encore plus car la BBC a fait un programme basé sur l’expérience de passer une semaine dans la forêt. Le retour aux sources est très prisé et Monkton Wyld Court offre d’autres expériences dans la même veine. Le ‘bushcraft’ est à la mode même s’il est difficile a traduire (artisanat de la vie en plein air?). Une bonne façon d’améliorer son anglais tout en acquérant des connaissances dans une atmosphère sympa et constructive, good idea non?

http://www.bridgehousebridport.co.uk/

http://www.highwayfarm.co.uk/

http://www.thebullhotel.co.uk/

http://thefishrestaurant-westbay.co.uk/index.htm

http://tajmahalbridport.com/

http://www.mallinson.co.uk/

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Beaminster, bonne bouffe et belle campagne

Mon article sur Beaminster a gagné un prix sur le site Simonseeks.com.

http://www.simonseeks.com/travel-guides/beaminster-west-dorset-new-foodie-kid-block__118621

Mais je ne voudrais pas que ceux qui ne parlent pas Anglais se sentent delaissés… voici donc une traduction:

Vous savez ce sentiment de bien-être qu’on éprouve parfois lorsqu’on voyage? On se sent comme chez soi même si on est dans un pays dont on ne parle pas la langue. Je me souviens il y a vingt ans, ressortir du vieux tunnel qui mène à la ville de Beaminster et soulever mes paupières, agrandir mes yeux et sourire. Devant nous, une petite ville tranquille avec un clocher carré qui dépasse, au fond d’une cuvette aux verts multiples. Tout autour, des champs et des haies qui évoquent bien la Normandie et ses bocages.

Malgré ses 200 maisons listées aux Monuments Historiques en pierre locale, ses petites rues , sa place centrale et ses magasins, Beaminster n’est pas une ville particulièrement connue. Mais c’est ici qu’il y a vingt ans, je me suis sentie chez moi. A l’époque j’étais une Londonienne stressée qui faisait ses courses au supermarché une fois par semaine et le plaisir d’aller du boucher à la marchande de légumes en passant par la boulangerie m’a fait penser à mes vacances en Normandie. Vingt ans plus tard, j’habite en ville.

Depuis peu, nous avons un chef people (Mat Follas, qui a gagné un programme télé pour chefs amateurs) sur la place et son restaurant Le Wild Garlic (Ail sauvage) a été un super succès. Mat et son restaurant représentent bien ce qui définit le Dorset de l’Ouest. Pas très grand, mais parfaitement proportionné, simple et terre à terre le tout épicé juste ce qu’il faut pour être intéressant sans vous emporter la figure.

La région a depuis longtemps attiré les gourmets qui ne mangent du poulet que s’il est fermier -et bio, encore mieux, ont l’eau à la bouche à l’idée d’une pomme fraichement cueillie et adorent les marchés. Un des premiers marché fermier était à Bridport, notre ville voisine, il y a vingt ans. D’autres chefs people  anglais comme Lesley Walters et Hugh Fearnley-Whittingstall ont leurs établissements aux alentours. Ce qui les unit tous, c’est une passion pour les produits du terroir. Nos moutons de Portland donnent une viande succulente, le fromage Blue Vinney n’est pas aussi fort que le Roquefort mais est un bleu qu’il faut absolument goûter.

Un fruit (ou un légume) qu’on n’associe pas avec l’Angleterre c’est le chilli ou piment rouge. Et pourtant.

Imaginez… près de la plage voisine de West Bexington, un couple au nom de Michaux (pas très Anglais, c’est vrai) produisent un piment rouge si fort qu’il fait exploser l’échelle de Scoville. A plus d’une million de SHU, le ‘Dorset Naga’ est un des piments les plus forts du monde. Etonnant, comme le West Dorset qui réserve plein de surprises. Paradis pour les randonneurs et amateurs de balades, les villages comme Stoke Abbott et Netherbury sont des destinations parfaites. On ne serait pas étonné si au détour d’un chemin on se retrouvait nez à nez avec l’inspecteur Barnaby. Par une journée ensoleillée, les maisons en pierre locale prennent des tons dorés virant vers l’orange avec le coucher du soleil. Superbe. N’oubliez pas vos chaussures de marches ou une bonne paire de tennis, les vues de la crête des collines qui entourent la ville vers la Manche valent le détour.

Au printemps, les jacinthes des bois couvrent le sol des bois de Hooke, havre de tranquillité où vous rencontrerez peut être une biche. J’ai vu un faon l’année dernière, adorable. La région est protégée (comme les parc régionaux Français) car grâce à climat plus chaud que la plupart du reste du pays, 80% des animaux présents sur les Iles Britanniques sont représentés dans le Dorset. C’est toujours un plaisir, lorsqu’au milieu d’une balade on distingue un cerf au loin ou on surprend un faisan.

Une fois de retour, en quête de confort, chaleur et bonne bouffe dans une atmosphère sympa, le choix ne manque pas. L’hotel Bridge House est une maison de prêtre du 13eme siècle avec tous les conforts du 21eme siècle. Un restaurant aux nappes blanches et une brasserie aux prix plus abordables offrent des repas excellents -souvent basés sur des mets Français- avec des produits locaux comme des crabes de la baie de Lyme ou des champignons du Dorset. Même la lavande pour le dessert vient du jardin. Pour une expérience bien anglaise (ils font de nombreux week-end chasse) le Bridge House vaut le voyage. (En Fevrier 2010, chambre à partir de £116).

Si vous recherchez plutôt une ferme et quelque chose de plus simple, vous aimerez Trish et sa ferme de North Buckham au nord de Beaminster. Les enfants pourront donner à manger aux poulets ou se balader sur un poney. (Cottage Badger (blaireau) à partir de £350 pour 7 personnes).  Trish a également des chambres d’hôtes et un excellent petit déjeuner avec du pain frais fait maison. Meerhay Manor, sur les hauteurs de Beaminster a également des chambres d’hôtes et un cottage pour 2 personnes.

Il faut savoir que c’est tout de même un peu dangereux de venir visiter notre cuvette. Je ne suis pas la seule à être tombée amoureuse de la région au point de ne plus repartir. A bon entendeur salut!

The Wild Garlic Restaurant: http://www.thewildgarlic.co.uk

The Bridge House Hotel & Brasserie: http://www.bridge-house.co.uk

North Buckham Farm: http://www.northbuckhamfarm.co.uk

Meerhay Manor: http://www.meerhay.co.uk


Eat Dorset Food Fair

Have just returned from the Eat Dorset food fair and I am still salivating. Foodie heaven on my doorstep. Literally. The fair is in the grounds of Parnham House in Beaminster, so I should have walked but decided not to. I knew I would have too many bags to carry back.

I started by watching Lesley Waters demonstrating an appetising menu: bread filled with dried figs and black pepper, pheasant terrine, chunky apple marmalade, seared venison with roasted beetroots and potatoes…

It’s such a good idea to have chefs demonstrating the produce sold on site because it entices you to try new things. Lesley is brilliant, she really embraces the whole local food phenomenon that has grown in this country in the last decade and runs with it. She uses these local suppliers for her school near Dorchester, so whilst a cynic would say that she gets a good deal from them, I say she’s chosen to live and work down here for a reason: because there is so much choice of tasty local food.

So filled with new ideas I had to go and choose what to spend my money on. Not an easy task. This was not a fair filled with grannies and their marmalades or other chutneys. Don’t get me wrong, I’ve bought a few chutneys from grannies in my time but today I was after real local stuff to fill my fridge with and the tricky bit was to choose wisely. Today I wanted something new.

Lesley showed us how to marinate some feta cheese. Really simple, very mouth watering. Thing is, Woolsery are not allowed to call their cheese feta because this is Dorset not Greece. Why they’ve decided to call it Fiesta though is a quandary. The big softie or ‘Woolsery’s crumblie’ would have spoken more to me but what do I know! All the same, I still bought some and will stuff it into a jar with some good olive oil; haven’t decided which herbs to use yet but I can’t wait to eat it with a baked potato or with some pasta since it won’t last until next Summer for a salad.

Another show stopper for me was the Real Boar company. Despite my brother-in-law being a wild boar hunter near St-Tropez I had never tried boar salami. It hits the taste buds strongly as you’d expect but leaves a lingering subtle taste of red wine and for some reason made me think of blue cheese, although you will not find any Blue Vinney in it.  The texture is fine and silky, it melts in your mouth and is utterly delicious. I subsequently found out that they supply the George Cinq -the man heard the French accent so he impressed me with the Parisian Palace first- but also Jamie Oliver. Well, I’m not surprised. If I had a restaurant, I would find a way to put it on the menu. In the meanwhile, I am thinking dinner party.

Now we have two ‘big’ names in Dorset that export abroad and have cleverly marketed their ethos through to their packaging: Dorset Cereals and Clipper Tea. Big bold designs for scrumptious products. Clipper are actually based in Beaminster and their fair trade tea in unbleached tea bags has been my favourite cuppa since my mother in law introduced me to them when they took over the Numatic factory some years back. As for Dorset Cereals they had a special offer on, so despite my “New Stuff’ policy I could not resist a bargain; plus I ended up with lots of little freebies. Don’t you love freebies?

Honey was something I was keen to find. My kids love it but try as I may to find English honey in the supermarket all I could find is utter nonsense. I don’t want honey that’s flown from New Zealand. I know we have a problem with bees dying everywhere but why does the honey have to fly from the other side of the world to land on my doorstep? Even worse, the cheaper brands are from ‘mixed sources within the EU’. Where has this honey been before it went into the jar, let alone on my kids’ toasts? What a joy to find honey from Hugh and Gillian Land who have hives near Sherborne. I should have bought more than one jar.

Another foodie find was Rapeseed oil from the The Seed Company. My Mediterranean roots make me reach for the olive oil before I’ve even thought about cooking, so I have placed the new thin bottle by the cooker so I don’t forget to use it. Apparently it can burn to a much higher temperature than olive oil, let’s see if I can be convinced to use an oil that is as expensive as the thick green cold pressed nectar. Last time I tried a new oil for cooking it promised to have carotin in it which is supposed to be good for you, it looked orange but when I fried it, my whole house stank of fish. Can’t remember the name of it, probably because my brain is worried I might buy it again by mistake. I have a better feeling about Rapeseed though. Could be the nice little green canvas bag they gave me to carry my bottle. Another freebie.

It wasn’t all food though. There were some beeswax stuff -makes sense since there were honey suppliers- and seeds from Peppers by Post. These guys also grow chilli. We bought a plant from them a few months back. What a winner. It stands proud at the end of the kitchen table near the window and it has produced dozens of chillies -purple, white, yellow, orange and red ones. The whole family loves looking after the plant and it is still growing in October. I am chief waterer though. For five pounds, that was the best investment in spices we’ve ever made! Another non foodie stand well worth a visit is Green Drawers. It’s the most eclectic stand there. Interesting eco products, cushions with hand woven covers or made from prints from a local artist -Liz Summerville; and those bags like my Mum used to have to go shopping with when I was a kid. They look like posh and bright onion sacks with a handle. If you can remember before the plastic bag days that is. I love them, bought a bright pink one to leave at the bottom of my handbag. And yes, I filled it with organic sausages, bacon and chipolatas from Sydling Brook Farm.

Must be off now, there’s some cooking to be done.

Where are the apples?

A month ago we took the bikes and empty rucksacks to Elwell Farm down the lanes between Beaminster and Bridport. It’s that time of year when the orchards are in full swing and you can go and pick your own delectable sugar straight off the tree. I struggle with encouraging my children to eat fruits. Problem is, it’s partly -or mainly- my fault because so do I. Give us a peach in Summer in the south of France and we fight over it, almost. I let them have the last one, obviously. But try and appreciate most fruits from the supermarket and it just does not work. Apples are rarely juicy, pears are either hard as rock or let to ripen and you wonder if you are eating a sponge dipped in fine sand. I won’t even start entering the food mile debate. We’re lucky our local greengrocer has wonderful local produce but I thought that getting the fruits from the trees at the end of a bike ride might just tickle the tastebuds of my sporty men, big and small.

A month on, I go down to the cellar where we have stored the pears and apples we picked and I am amazed. They have all gone. That’s over three kilos of fruit in four weeks. I was planning to make compotes but all I managed to bake or cook is one apple tart and a few sauces to help sausages and meat get closer to children’s tastebuds. Could be that every time a little friend comes round I get the children to tell them where they come from. And kids love it. That’s how the last few pears went yesterday, after football.

My favourite bit is that my 12 year old loved it so much he decided to take his mates there on his birthday. A bike ride with a sweet purpose. Bless the owner, he was not open for pick your own that day but he let the kids pick the fruits anyway. Dad bought a few more kilos and all came back with smiles on their faces. We sent the friends back home with a bag full of apples and pears. Isn’t that the best ‘thanks for coming to my party’ bag ever?

Picking fruit at Elwell Farm
Picking fruit at Elwell Farm

Parlez vous English?

OK, si vous venez en Angleterre, il y a des chances que vous parliez anglais. Mais de la à comprendre un mail d’une compagnie irlandaise qui vous a vendu un vol – en euro, en France- il y a une marge, non?

Pourtant, pas plus tard que le mois dernier, mon père venait me visiter et il reçoit ce mail de Ryanair:

“IF YOU MADE YOUR RESERVATION ON OR AFTER THE 21ST MAY 2009 YOU MUST CHECK-IN ONLINE AND PRINT YOUR BOARDING PASS FOR PRESENTATION AT BOTH AIRPORT SECURITY AND AT THE BOARDING GATE. PLEASE NOTE THAT AIRPORT CHECK-IN IS ONLY AVAILABLE TO PASSENGERS WHO BOOKED BEFORE THE 21ST MAY 2009 AND PAID FOR THIS SERVICE”

Je passe les details, truc habituel avec Ryanair, vous devez payer en plus pour vous enregistrer à l’aéroport si vous avez acheté votre billet avant le 21 Mai. Donc, ça fait quatre mois que Ryanair a l’argent de mon père mais si il veut voyager, il faut qu’il paye en plus; chose habituelle, il faut le savoir.

Donc sachez que sous des déguisements de vols à petits prix, on se retrouve vite à payer plus qu’au départ; si on la chance que le vol que nous avons reservé et payé existe toujours. Sinon, on se retrouve à chercher un autre vol à la dernière minute. Combien de temps cela va t-il nous prendre pour nous rendre compte que ces compagnies nous prennent pour des débiles? Et on tombe dedans parce que c’est “pas cher”. Oui d’accord, mais quand on se fait avoir, ça coute plus cher. L’argent est dur à gagner en ce moment, on va continuer combien de temps à se faire avoir avec de fausses économies?

Pay as you book, check-in and board: travel Ryanair

The best joke I’ve heard in ages is this bloke serves a beer to Ryanair’s boss “That’ll be £1″. Seems cheap hmm??” Well, if you want that in a glass it will be £2.00.

Now you can add a third caveat. “Si tu veux que je te la donne maintenant, ça va te couter une livre de plus”. Oh you don’t understand, well I am sorry, I thought everybody spoke French. Oh no, I forgot the world has changed and everybody speaks English now. Or so does Ryanair’s boss O’Leary thinks.

My Dad gets this email in English a few days before travelling between Toulon and Bristol:

“IF YOU MADE YOUR RESERVATION ON OR AFTER THE 21ST MAY 2009 YOU MUST CHECK-IN ONLINE AND PRINT YOUR BOARDING PASS FOR PRESENTATION AT BOTH AIRPORT SECURITY AND AT THE BOARDING GATE. PLEASE NOTE THAT AIRPORT CHECK-IN IS ONLY AVAILABLE TO PASSENGERS WHO BOOKED BEFORE THE 21ST MAY 2009 AND PAID FOR THIS SERVICE”

So, not only is this in English but it says that if you want to check in you need to pay extra. How are you going to travel if you don’t check in? Was this made clear to the client when he booked? I think not.

The old man paid, travelled with them as I was waiting at the other end but refuses to travel with them again. Can’t blame him.

How do they get away with it? I know that they’re cheap but they have a website that still does not give you a full price until you’re almost at the end of the booking process, they undoubtedly pay their staff a pitance -considering their sorry faces- and now they charge you extra when you turn up at the airport. How much longer do we keep giving our hard earned cash to companies like that?