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Beaminster, bonne bouffe et belle campagne

Mon article sur Beaminster a gagné un prix sur le site Simonseeks.com.

http://www.simonseeks.com/travel-guides/beaminster-west-dorset-new-foodie-kid-block__118621

Mais je ne voudrais pas que ceux qui ne parlent pas Anglais se sentent delaissés… voici donc une traduction:

Vous savez ce sentiment de bien-être qu’on éprouve parfois lorsqu’on voyage? On se sent comme chez soi même si on est dans un pays dont on ne parle pas la langue. Je me souviens il y a vingt ans, ressortir du vieux tunnel qui mène à la ville de Beaminster et soulever mes paupières, agrandir mes yeux et sourire. Devant nous, une petite ville tranquille avec un clocher carré qui dépasse, au fond d’une cuvette aux verts multiples. Tout autour, des champs et des haies qui évoquent bien la Normandie et ses bocages.

Malgré ses 200 maisons listées aux Monuments Historiques en pierre locale, ses petites rues , sa place centrale et ses magasins, Beaminster n’est pas une ville particulièrement connue. Mais c’est ici qu’il y a vingt ans, je me suis sentie chez moi. A l’époque j’étais une Londonienne stressée qui faisait ses courses au supermarché une fois par semaine et le plaisir d’aller du boucher à la marchande de légumes en passant par la boulangerie m’a fait penser à mes vacances en Normandie. Vingt ans plus tard, j’habite en ville.

Depuis peu, nous avons un chef people (Mat Follas, qui a gagné un programme télé pour chefs amateurs) sur la place et son restaurant Le Wild Garlic (Ail sauvage) a été un super succès. Mat et son restaurant représentent bien ce qui définit le Dorset de l’Ouest. Pas très grand, mais parfaitement proportionné, simple et terre à terre le tout épicé juste ce qu’il faut pour être intéressant sans vous emporter la figure.

La région a depuis longtemps attiré les gourmets qui ne mangent du poulet que s’il est fermier -et bio, encore mieux, ont l’eau à la bouche à l’idée d’une pomme fraichement cueillie et adorent les marchés. Un des premiers marché fermier était à Bridport, notre ville voisine, il y a vingt ans. D’autres chefs people  anglais comme Lesley Walters et Hugh Fearnley-Whittingstall ont leurs établissements aux alentours. Ce qui les unit tous, c’est une passion pour les produits du terroir. Nos moutons de Portland donnent une viande succulente, le fromage Blue Vinney n’est pas aussi fort que le Roquefort mais est un bleu qu’il faut absolument goûter.

Un fruit (ou un légume) qu’on n’associe pas avec l’Angleterre c’est le chilli ou piment rouge. Et pourtant.

Imaginez… près de la plage voisine de West Bexington, un couple au nom de Michaux (pas très Anglais, c’est vrai) produisent un piment rouge si fort qu’il fait exploser l’échelle de Scoville. A plus d’une million de SHU, le ‘Dorset Naga’ est un des piments les plus forts du monde. Etonnant, comme le West Dorset qui réserve plein de surprises. Paradis pour les randonneurs et amateurs de balades, les villages comme Stoke Abbott et Netherbury sont des destinations parfaites. On ne serait pas étonné si au détour d’un chemin on se retrouvait nez à nez avec l’inspecteur Barnaby. Par une journée ensoleillée, les maisons en pierre locale prennent des tons dorés virant vers l’orange avec le coucher du soleil. Superbe. N’oubliez pas vos chaussures de marches ou une bonne paire de tennis, les vues de la crête des collines qui entourent la ville vers la Manche valent le détour.

Au printemps, les jacinthes des bois couvrent le sol des bois de Hooke, havre de tranquillité où vous rencontrerez peut être une biche. J’ai vu un faon l’année dernière, adorable. La région est protégée (comme les parc régionaux Français) car grâce à climat plus chaud que la plupart du reste du pays, 80% des animaux présents sur les Iles Britanniques sont représentés dans le Dorset. C’est toujours un plaisir, lorsqu’au milieu d’une balade on distingue un cerf au loin ou on surprend un faisan.

Une fois de retour, en quête de confort, chaleur et bonne bouffe dans une atmosphère sympa, le choix ne manque pas. L’hotel Bridge House est une maison de prêtre du 13eme siècle avec tous les conforts du 21eme siècle. Un restaurant aux nappes blanches et une brasserie aux prix plus abordables offrent des repas excellents -souvent basés sur des mets Français- avec des produits locaux comme des crabes de la baie de Lyme ou des champignons du Dorset. Même la lavande pour le dessert vient du jardin. Pour une expérience bien anglaise (ils font de nombreux week-end chasse) le Bridge House vaut le voyage. (En Fevrier 2010, chambre à partir de £116).

Si vous recherchez plutôt une ferme et quelque chose de plus simple, vous aimerez Trish et sa ferme de North Buckham au nord de Beaminster. Les enfants pourront donner à manger aux poulets ou se balader sur un poney. (Cottage Badger (blaireau) à partir de £350 pour 7 personnes).  Trish a également des chambres d’hôtes et un excellent petit déjeuner avec du pain frais fait maison. Meerhay Manor, sur les hauteurs de Beaminster a également des chambres d’hôtes et un cottage pour 2 personnes.

Il faut savoir que c’est tout de même un peu dangereux de venir visiter notre cuvette. Je ne suis pas la seule à être tombée amoureuse de la région au point de ne plus repartir. A bon entendeur salut!

The Wild Garlic Restaurant: http://www.thewildgarlic.co.uk

The Bridge House Hotel & Brasserie: http://www.bridge-house.co.uk

North Buckham Farm: http://www.northbuckhamfarm.co.uk

Meerhay Manor: http://www.meerhay.co.uk


Eat Dorset Food Fair

Have just returned from the Eat Dorset food fair and I am still salivating. Foodie heaven on my doorstep. Literally. The fair is in the grounds of Parnham House in Beaminster, so I should have walked but decided not to. I knew I would have too many bags to carry back.

I started by watching Lesley Waters demonstrating an appetising menu: bread filled with dried figs and black pepper, pheasant terrine, chunky apple marmalade, seared venison with roasted beetroots and potatoes…

It’s such a good idea to have chefs demonstrating the produce sold on site because it entices you to try new things. Lesley is brilliant, she really embraces the whole local food phenomenon that has grown in this country in the last decade and runs with it. She uses these local suppliers for her school near Dorchester, so whilst a cynic would say that she gets a good deal from them, I say she’s chosen to live and work down here for a reason: because there is so much choice of tasty local food.

So filled with new ideas I had to go and choose what to spend my money on. Not an easy task. This was not a fair filled with grannies and their marmalades or other chutneys. Don’t get me wrong, I’ve bought a few chutneys from grannies in my time but today I was after real local stuff to fill my fridge with and the tricky bit was to choose wisely. Today I wanted something new.

Lesley showed us how to marinate some feta cheese. Really simple, very mouth watering. Thing is, Woolsery are not allowed to call their cheese feta because this is Dorset not Greece. Why they’ve decided to call it Fiesta though is a quandary. The big softie or ‘Woolsery’s crumblie’ would have spoken more to me but what do I know! All the same, I still bought some and will stuff it into a jar with some good olive oil; haven’t decided which herbs to use yet but I can’t wait to eat it with a baked potato or with some pasta since it won’t last until next Summer for a salad.

Another show stopper for me was the Real Boar company. Despite my brother-in-law being a wild boar hunter near St-Tropez I had never tried boar salami. It hits the taste buds strongly as you’d expect but leaves a lingering subtle taste of red wine and for some reason made me think of blue cheese, although you will not find any Blue Vinney in it.  The texture is fine and silky, it melts in your mouth and is utterly delicious. I subsequently found out that they supply the George Cinq -the man heard the French accent so he impressed me with the Parisian Palace first- but also Jamie Oliver. Well, I’m not surprised. If I had a restaurant, I would find a way to put it on the menu. In the meanwhile, I am thinking dinner party.

Now we have two ‘big’ names in Dorset that export abroad and have cleverly marketed their ethos through to their packaging: Dorset Cereals and Clipper Tea. Big bold designs for scrumptious products. Clipper are actually based in Beaminster and their fair trade tea in unbleached tea bags has been my favourite cuppa since my mother in law introduced me to them when they took over the Numatic factory some years back. As for Dorset Cereals they had a special offer on, so despite my “New Stuff’ policy I could not resist a bargain; plus I ended up with lots of little freebies. Don’t you love freebies?

Honey was something I was keen to find. My kids love it but try as I may to find English honey in the supermarket all I could find is utter nonsense. I don’t want honey that’s flown from New Zealand. I know we have a problem with bees dying everywhere but why does the honey have to fly from the other side of the world to land on my doorstep? Even worse, the cheaper brands are from ‘mixed sources within the EU’. Where has this honey been before it went into the jar, let alone on my kids’ toasts? What a joy to find honey from Hugh and Gillian Land who have hives near Sherborne. I should have bought more than one jar.

Another foodie find was Rapeseed oil from the The Seed Company. My Mediterranean roots make me reach for the olive oil before I’ve even thought about cooking, so I have placed the new thin bottle by the cooker so I don’t forget to use it. Apparently it can burn to a much higher temperature than olive oil, let’s see if I can be convinced to use an oil that is as expensive as the thick green cold pressed nectar. Last time I tried a new oil for cooking it promised to have carotin in it which is supposed to be good for you, it looked orange but when I fried it, my whole house stank of fish. Can’t remember the name of it, probably because my brain is worried I might buy it again by mistake. I have a better feeling about Rapeseed though. Could be the nice little green canvas bag they gave me to carry my bottle. Another freebie.

It wasn’t all food though. There were some beeswax stuff -makes sense since there were honey suppliers- and seeds from Peppers by Post. These guys also grow chilli. We bought a plant from them a few months back. What a winner. It stands proud at the end of the kitchen table near the window and it has produced dozens of chillies -purple, white, yellow, orange and red ones. The whole family loves looking after the plant and it is still growing in October. I am chief waterer though. For five pounds, that was the best investment in spices we’ve ever made! Another non foodie stand well worth a visit is Green Drawers. It’s the most eclectic stand there. Interesting eco products, cushions with hand woven covers or made from prints from a local artist -Liz Summerville; and those bags like my Mum used to have to go shopping with when I was a kid. They look like posh and bright onion sacks with a handle. If you can remember before the plastic bag days that is. I love them, bought a bright pink one to leave at the bottom of my handbag. And yes, I filled it with organic sausages, bacon and chipolatas from Sydling Brook Farm.

Must be off now, there’s some cooking to be done.

Where are the apples?

A month ago we took the bikes and empty rucksacks to Elwell Farm down the lanes between Beaminster and Bridport. It’s that time of year when the orchards are in full swing and you can go and pick your own delectable sugar straight off the tree. I struggle with encouraging my children to eat fruits. Problem is, it’s partly -or mainly- my fault because so do I. Give us a peach in Summer in the south of France and we fight over it, almost. I let them have the last one, obviously. But try and appreciate most fruits from the supermarket and it just does not work. Apples are rarely juicy, pears are either hard as rock or let to ripen and you wonder if you are eating a sponge dipped in fine sand. I won’t even start entering the food mile debate. We’re lucky our local greengrocer has wonderful local produce but I thought that getting the fruits from the trees at the end of a bike ride might just tickle the tastebuds of my sporty men, big and small.

A month on, I go down to the cellar where we have stored the pears and apples we picked and I am amazed. They have all gone. That’s over three kilos of fruit in four weeks. I was planning to make compotes but all I managed to bake or cook is one apple tart and a few sauces to help sausages and meat get closer to children’s tastebuds. Could be that every time a little friend comes round I get the children to tell them where they come from. And kids love it. That’s how the last few pears went yesterday, after football.

My favourite bit is that my 12 year old loved it so much he decided to take his mates there on his birthday. A bike ride with a sweet purpose. Bless the owner, he was not open for pick your own that day but he let the kids pick the fruits anyway. Dad bought a few more kilos and all came back with smiles on their faces. We sent the friends back home with a bag full of apples and pears. Isn’t that the best ‘thanks for coming to my party’ bag ever?

Picking fruit at Elwell Farm
Picking fruit at Elwell Farm

Fossiles et ciel bleu à Lyme Regis

Il est difficile de faire mieux qu’une journee ensoleillée dans le Dorset. Il fait une chaleur qui fait du bien aux os sans ramollir la cervelle, le ciel est bleu sans tout rendre délavé, une petite brise permet de se balader sans transpirer et mourir de soif.

Aujourd’hui, mon père avait lu un article dans un magazine français à propos d’une table à thé faite par un excentrique Anglais avec des fossiles. Nous voila donc partis avec une bonne excuse à Lyme Regis, direction le musée et le port. Nous commençons par une balade en ville où nombre de fossiles et autres pierres plus ou moins précieuses ont trouvé résidence dans des magasins de souvenirs. Même si certains fossiles viennent d’Afrique du Nord, beaucoup sont quand même de la région et il n’y a pas de tonnes de jouets en plastiques prêts à la poubelle avant même leur achat . Quant aux pierres précieuses et semi-précieuses on trouve de tout, un peu comme à Glastonbury mais un peu moins hippie.

Mais revenons à nos fossiles. La côte du Dorset de Lyme Regis jusqu’à Weymouth est classée par l’ Unesco comme “héritage naturel mondial” car elle est une des seules côtes au monde à préserver gentillement des fossiles de l’ère Jurassique. (Nous avons le pendant en Normandie autour de Villers). Et j’avoue que la quête de notre table d’excentrique nous avons mené vers des os et autres vestiges plutot impressionants. Pas avec un marteau mais avec une entrée de £3 (trois livres au 12 septembre 2009). Le musée de Lyme Regis est un bon musée vieille école avec un amalgame de choses trouvées, léguées et achetées représentant la région. La table est amusante, l’escalier en colimaçon un petit peu glissant, les fossiles bien interessants et les habituels piéces de monnaie (dont des sous français), sextant, cartes postables et autres donnent une vue de la ville comme elle a été.

Maintenant, c’est une station balnéaire plutot pleine en Septembre surtout par un beau week-end ensoleillé comme aujourd’hui. La plage de sable (importé de France) est une joie pour les enfants, le port est mignon et nombre bateaux offrent des voyages en haute mer, péche aux maquereaux ou simple balade. Longer la côte et ses falaises qui tombent dans la mer est sur ma longue liste de choses à faire. Comme de chercher des fossiles de ce côté de la Manche. En fait, si vous voulez ‘creuser’ vous pouvez acheter des marteaux en ville. N’attaquez pas la falaise par contre à moins que vous ne vouliez vous recevoir des cailloux sur la tête et toute la falaise avec. Les falaises tombent toute seule de toute façon et lorsqu’elles se détachent les pros de paléonto et autres se retrouvent par ici pour chercher un autre dynosaure au nom imprononçable. Mais ils restent sur la plage. Il est interdit de grimper la falaise, ce qui me parait plutot logique. Mon fils se baladait au bas d’une falaise il y a quelques mois et une pierre lui est tombée sur la tête. Beau trou dans le crane, Samu, points de suture. Donc les falaises, c’est dangereux. Elles veulent bien nous donner des fossiles de temps en temps, mais c’est quand elles veulent… A bon entendeur, salut!

la livre va drolement loin!

Il semble que la presse britannique pousse les Anglais à rester ‘at home’ cette année. Ils peuvent bien essayer mais un Anglais ça veut du soleil et il faut le dire, la planète chaleur se fait désirer en ce moment. Pourtant, partout où je vais, j’entend parler des langues étrangères. C’est vrai que, si on arrive euros en poche, le budget a soudain meilleure mine, et en ce moment plus que jamais, c’est un atout.

Ce soir, je n’ai pas eu le temps de cuisiner donc en bonne franglaise, me voila partie acheter un ‘fish and chips’ dans notre chipie de Beaminster. Dame Chinoise presque incomprehensible mais un excellent poisson dans une panure légère valent le coup lorsque la paresse ou le manque de temps prennent le dessus. Ma petite famille de quatre a été nourrie pour 17 euros, soit 15 livres. Il y a deux ans, le taux de change vous aurait fait payer le même repas 22,5 euros.

Alors je comprend pourquoi ça parle français, espagnol et néerlandais dans les restaurants et les bars du coin. Pour un super rapport qualité prix, c’est plutot bien par chez nous! A bientot?

Moi, je pars en vacances en France, pas super pour le budget, mais j’ai besoin de voir ma famille… et le soleil fera du bien!

le festival de Beaminster

Comme promis, je peux vous conter maintenant ce que mon petit village du Dorset nous a offert pendant la quinzaine dernière.

Le festival commence sur la place du village ou petits et grands se réunissent avec grand plaisir. La musique est à l’honneur non seulement à ciel ouvert mais aussi dans l’église qui se réveille au son de concerts classiques, tout au long de la semaine. Quelle joie de sentir revivre un très bel édifice qui n’est plus le centre culturel qu’il était lorsqu’il a été bati. Le hall du collège aussi nous a tous réveillés… Quelle enthousiasme, quelle joie de vivre! Mes Anglais, plutot reservés à l’habitude, se sont crus en Inde pour une soirée et ont dansés et gesticulés devant le groupe RSVP -qui avaient joué à Glastonbury la veille- avec une énergie on ne peut plus contagieuse.

Mais ce n’est pas que musique. Des pièces de théatre pour tous, un Mowgli dans le jardin magnifique de Beaminster Court (demeure privée) avec un pique-nique sur l’herbe avant de se concentrer sur la troupe qui a absolument ravi tout le monde. Une exposition de peintures d’artistes locaux. Il y a du talent dans la région et les oeuvres d’art se sont bien vendues. Le musée de Beaminster a exposé des photographies des collégiens et des amateurs du club de photographie du village. De nouveau, la barre est plutot haute.

Ce doit être le coin qui attire le talent ou qui inspire, je ne sais pas. J’avoue que je trouve la région tout à fait calme, sereine et attirante. J’ai entendu dire que comme le village est dans une cuvette entourée de collines, l’atmosphère y est particulière et qu’une fois ici, on a pas envie de partir. Je ne vis ici que depuis peu mais je crois que je pourrais me laisser attraper. Peut-être qu’effectivement j’ai trouvé un village enchanté? Only time will tell…

festivals, festivals

“T’attend un bus pendant une heure et puis il y en a trois à la fois” Ce proverbe anglais est on ne peut plus vrai pour les festivals dans le Sud-Oust de l’Angleterre en ce dernier weekend de Juin.  Le plus connu est le festival de musique de Glastonbury qui bat son plein pendant trois jours et nuits. Pour la premiere fois il n’y a presque pas eu de pluie. J’y vais demain donc je vous raconterai plus tard.

Aujourd’hui les fines bouches sont heureux avec le festival de Bridport où les produits du terroir et les bières locales sont l’honneur. Journée superbe et ensoleillée comme l’année dernière. Un grand pré, des tentes remplies de produits locaux divers de burgers d’agneaux épicés (de Wyld Meadow Farm) excellents, des fromages nouveaux (une petite ferme dans le Somerset qui fait un Caerphilly superbe), des glaces onctueuses and riches en goût (Purbeck ice-cream).

Attention, vous trouverez une sauce (optionelle) à la menthe avec votre agneau, Je sais que cela parait toujours bizarre aux français mais il faut essayer, les saveurs se marient bien si la sauce est bien faite. Ce que vous remarquerez c’est que les Britanniques redécouvrent les valeurs du terroir, chose qu’ils nous envient s’ils sont fine gueules.

Depuis vingt ans que je vis en Angleterre le changement de perception et surtout de choix est phenoménal. A tel point que le mot terroir n’existe pas. ‘Local’ fait l’affaire mais ce n’est tout de même pas un mot aussi fort, il n’y a pas de notion de terre et d’appartenir à une histoire qui va avec. Ils se rattrapent cependant et pour cela on doit remercier des chefs pipole (lisez mon poste a ce sujet) -entre autres- comme Jamie Oliver et Hugh Fernley-Whittinstal qui nous ont montré ce que nos ‘chicken nugget’s faisaient à nos ventres et nos poulets.

Et le dernier festival du weekend? C’est celui de mon village de Beaminster où art et musique vont nous faire la vie belle pendant presque dix jours. J’y vais de ce pas et vous raconterai tout ça.

A bientôt!

le culte du chef à la télé

Mon petit village du West Dorset ne se contient plus. Depuis que le chef Mat Follas a annoncé qu’il avait choisi Beaminster pour ouvrir son restaurant, on ne peut plus attendre. Pourquoi? Vous voyez, on habite un peu au milieu de nulle part et les people (ou est ce pipole?) on en voit pas souvent. Alors, comme les British sont devenus friands de chefs de cuisine à la television, nous sommes plutot heureux que le gagnant de Masterchef (programme de la BBC) nous ait choisi.
Mat est néo-zelandais et il propose de faire une cuisine du terroir. Ce qui est amusant c’est que ce mot n’existe pas en anglais. Cependant au menu, Mat a prévu entre autres un trio de lapin et des coquilles St Jacques (attrapées à la main) sauce ail sauvage. Je vous dirai ce que j’en pense dans quelques jours, lorsque j’aurai essayé l’un ou l’autre.

Quant à Beaminster, qu’en dire?
Lorsque je visitais le village avant de m’y installer avec ma famille, je me sentais toujours ‘chez moi’ sans trop savoir pourquoi. Une boulangerie, une patisserie, deux bouchers, un hotel restaurant accueillant (Le Bridge House Beaminster), une ‘tea-house’ et quelques autres boutiques font du centre un endroit vivant où il fait bon flanner. Les alentours sont vallonnés et verts, les balades dans la nature sont innombrables et nous sommes à un quart d’heure de la côte et de Bridport.
Il ne nous manquait plus qu’un chef pipole et les gourmets anglais vont tous vouloir venir nous visiter. Ils ne seront pas déçu, j’espère. J’ai confiance en Mat, il semble passionné et bucheur. Time will tell.

Quant à Beaminster, dites moi.