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Bull Hotel, relax… you’re in Bridport

As you drive into town, you can’t miss the dark blue 17th century Inn with a gold Bull overlooking the pavement. A Bridport artist gilded that Bull, old fashioned way; she works on the St Michael trading estate. I like that about the place. The meat comes from the butcher next door, the apple juice at breakfast is from a farm down the road, the amazing beds from a company whose impressive showroom is just outside Bridport.

I’ve been a few times for cheap and cheerful lunches (they have a ‘crunch lunch’ for a fiver which is great value for money) and once for a friend’s 40th which was a great laugh. I was curious to know what an overnight stay would be like and thought a night without the kids would be a great idea…

And it was. The bed was wonderfully comfortable (although ours did creak a bit but hey) egyptian linen and all, the Neal’s Yard bottles were bathroom size (no nasty plastic throwaway stuff) and we loved the mixture of old and new. Philip Starck lighting worked well with a french inspired Toile de Jouy wallpaper and plain chocolate walls with a silver tinge. Taste is very personal and if you like twee, you might want to find somewhere else. If you like bold statements and smile at quirkiness this should be down your road.

Supper? Well, we liked. Went for a sharing evening all the way with a Côte de boeuf and a cheese platter. The meat was tender in the middle yet crusty and black on the outside, sliced onto a wooden tray laden with hand cut chips, crispy yet not fatty, oversized sweet and crunchy onion rings, a large mushroom and some rocket salad. There was also a tomato each. I don’t understand tasteless tomatoes in winter (southern french pompous palate probably) so I gave mine a miss. It went back with the herbed butter which was unnecessary. The meat was succulent and did not need any addition. It did not need any more salt either, if you’re one of these add salt before tasting, beware.

The cheese platter was a good selection of local fare, from the famous Blue Vinney (which I love) to the Dorset Red (delicious if you like smokey) via a Somerset Brie and of course a farmhouse Cheddar. The husband liked the chutney which tasted too much like curry for my liking. He also loved the pudding of raspberry soufflé which was a bit too sugary for me but then I’m more of a savoury kinda girl.

There’s been a fair few reviews on Bridport’s Bull Hotel since they opened. They appeal to the growing number of people who have moved back into the area after a London stint or time elsewhere, as well as visitors who want comfort and a certain amount of luxury in a relaxed, modern atmosphere. Think affordable Babington House and you won’t be far wrong.


The Bull: hotel branché à Bridport, Dorset Occidental

Pour une soirée en amoureux, mon mari et moi avons décidé de se faire un petit plaisir et de passer la nuit à l’hôtel branché du coin et de dîner sur place. L’auberge The Bull date du 17eme siècle mais n’a rien de vieillot, au contraire. L’atmosphère y est sympa et un certain luxe simple flotte dans les chambres après un couloir un peu austère.

Avec son taureau doré sur fond d’auberge bleu foncé, on ne peut pas rater The Bull quand on arrive à Bridport.Nous connaissons bien car on y a déjà mangé plusieurs fois, petits repas ‘crédit crunch’ (anti récession) le midi à £5 ou pizza bon rapport qualité prix et cidre au Stables (étables derrière l’auberge transformée en pizzeria).

Notre chambre (la 207) était un mélange bien Anglais de meubles anciens et modernes, de papiers peints genre toile de Jouy et de murs chocolats virant au gris. Un grand lit en métal super confortable (bien qu’un petit peu grinçant!) d’un coté, un divan et une chaise en cuir de l’autre, notre chambre était assez spacieuse sans être immense. Les éclairages de Philippe Starck mariés aux meubles de bois foncé donnaient une atmosphère cool qui nous a bien plu. Les proprios ont un penchant pour les antiquités françaises, et on retrouve cette influence française dont nos amis British sont friands.

Des produits Neal’s Yard (excellents produits bio Anglais aux huiles essentielles) étaient à disposition dans la salle de bains. Pas de petites bouteilles en plastique pour la poubelle mais cette confiance que j’ai rarement trouvé en France, que les clients ne vont pas partir avec les bouteilles en verre taille salle de bains maison. Bon bain moussant bien chaud avant de descendre au resto.

On a décidé de faire un menu partage et avons choisi une côte de boeuf suivie d’un plateau de fromage pour deux. On a arrosé tout ça d’un Lalande de Pomerol et on s’est régalés! La côte de boeuf était saignante mais croustillante sur l’extérieur, les grosses frites maison n’étaient pas trop grasses mais dorées, les rondelles d’oignons panées étaient géantes mais très douces. La tomate par contre était une perte de temps. Probablement que la Varoise que je suis toujours a les papilles gâtées par le soleil et ne peut apprécier une tomate pâlichonne en plein hiver.

Pour le fromage, il ne faut pas s’attendre à un plateau genre chariot fourni ou on choisit un peu de tout. On vous donne une bonne portion de ce qu’il y a dans le coin sur votre plateau, pas de choix. Un bleu du Dorset ‘Blue Vinney’, un Brie du Somerset, un Cheddar de ferme et un Dorset Red (fumé). Et comme j’ai expliqué dans mon billet précédent (‘on le mange comment le fromage anglais’), des biscuits salés. Il y avait même une chutney (ou confiture salée) pour accompagner mais qui avait beaucoup trop le gout de curry a mon gout. Mon mari anglais a aimé. Chacun son truc.

L’un dans l’autre, notre soirée a été bien agréable, le personnel était sympa et attentif et à £150 la nuit petit déjeuner anglais compris, il est difficile de faire mieux dans le coin si on veut se faire un petit plaisir et passer une soirée un tout petit peu décadente. Ou plusieurs.

Pourquoi venir dans le West Dorset?

Portsmouth, Weymouth et Plymouth vous connaissez de nom, ce sont les ports de ferry pour les Français. Pour les Anglais et leurs vacances c’est le Devon, les Cournouailles et le Dorset de l’Est. Ben nous, on est au milieu. On a pas d’autoroutes et le ferry le plus proche est à Poole. Une petite heure en voiture pour arriver à Bridport. Et là c’est réellement le dépaysement.

D’abord il y a la Côte Jurassique qui est classée à l’Unesco (d’Intérêt Naturel Mondial, donc à préserver) pour sa diversité et sa beauté. Les falaises passent du gris au rouge (Charmouth ou Burton Bradstock), les plages sont de galets ou de sable fin, celle de Chesil est à perte de vue. Les petits ports de pêche approvisionnent la région en poisson frais (Lyme Regis ou West Bay).

Mais le West Dorset c’est aussi le vert des vistas du haut de ses collines. Tel un patchwork de verdure rappelant les bocages normands avec la mer en contrefont, les vues qui récompensent les marcheurs sont paisibles et sereines. Les sentiers balisés sont nombreux mais jamais bondés, juste quelques ‘hello’ de temps en temps.

Si la France est la championne des produits du terroir, le West Dorset n’a pas grand chose à lui envier. Oubliez cette image ancrée de la viande bouillie et insipide. La région a un amour de produits frais du coin qui attire les chefs et gourmets depuis longtemps grâce a un climat plus doux que le reste de l’île. Les restaurants ne sont pas classés chez Michelin et les nappes blanches sont rares. Mais les poissons sont frais et servis sans cérémonie, la viande -du chevreuil à l’agneau- est succulente et vient du boucher voisin, on privilégie les légumes de saison. Les restaurants ne comptent pas sur des touristes qui ne reviendront pas pour gagner leur croute.

Bien sur, la tradition du thé n’est pas perdue et les villages ne manquent pas d’offrir leurs petits salons où les grand-mères se tiennent au courant des affaires des voisins. Le soir, les hommes se retrouvent au pub pour la même raison et pour discuter rugby ou foot.

Et puis il y a les villes où il fait bon vivre comme Sherborne, Beaminster, Bridport ou Dorchester. Ce qui fait le charme du Dorset Occidental c’est que le département ne fait ni publicité ni relations publiques pour attirer les touristes. Mais la télé anglaise semble faire de plus en plus de programmes par ici. J’espère qu’ils vont pas nous gâcher le paysage. Faudrait pas qu’on devienne la nouvelle mode.

Super rapport qualité-prix dans le Dorset

Repas de midi pour deux £6. Oui, £6 soit 3 + 3.

Le midi, comme je suis devenue Anglaise, je me contente souvent d’un sandwich mais quand mon mari m’a dit qu’il avait découvert un petit hôtel resto près de la plage qui font un repas de midi pour 6 livres par couple, bien sur il a fallu aller goûter. J’imaginais déjà des légumes surcuit et de la purée au micro-ondes. Ben j’avais tord.

Le Manor Hotel à West Bexington est un hôtel agréable, en pierres locales, avec une véranda et un bar à vins en sous sol. A quelques pas de la plage de Chesil sur la Côte Jurassique du Dorset, c’est le genre d’endroit où il fait bon passer un weekend tranquille.

Nous avons commandé un ‘hachis Parmentier’ (avec de la viande d’agneau) et une tourte de poissons (avec des pommes de terre). Simple, bien cuit, sans léser sur le poisson, chaud à point avec des légumes frais et croquants. Portions juste assez pour ne pas partir avec la faim sans se goinfrer (souvent un problème en Angleterre). Etonnant. Cote rapport qualité prix, franchement difficile de faire mieux.

Ils ont également un menu ‘buffet’ ou l’on peut manger tant qu’on veut pour £8.50 certains soirs (il faut réserver). Ça me fait toujours un peu peur ce genre de proposition mais leur bouillabaisse de poissons du coin me tente et mon mari voudrait goûter à leur calmar cuisiné avec du piment, gingembre et ail. Il va falloir retourner. Leurs voisins, les Michaud, sont d’ailleurs très connus dans le monde du piment car ils cultivent un des piments les plus forts du monde le Dorset Naga. N’ayez crainte, ce n’est pas celui qui accompagne le calmar.

J’avoue que nous étions les seuls dans le resto aujourd’hui, mais bon c’est l’hiver, milieu de semaine et il pleuviotait. Pour autant l’atmosphère était sympa, la cheminée nous a réchauffés. Le seul truc que j’ai pas compris c’est pourquoi ils ont pas attendu pour allumer leur lave-vaisselle qui faisait un boucan pas possible. Mais bon.

En bon Anglais, mon mari a culpabilisé et s’est vu obliger d’acheter 2 boissons plutôt qu’une et même un paquet de cacahuètes en apéritif. Coût total: £12.

Je crois que West Bexington viennent d’acquérir des nouveaux visiteurs pour le midi…

Gourmets, artistes et éco-guerriers adorent Bridport, West Dorset

traduction de mon article sur Bridport a simonseeks.com:

http://www.simonseeks.com/travel-guides/bridport-river-cottage-riverside-dorsets-coast__164376

Bridport est devenu connu en Angleterre grâce au chef Hugh Fearley-Whittinstall (et son programme télé River Cottage). Provenance et produit du terroir sont des mots qui chantent dans sa bouche et font rêver les gourmets britanniques qui se réveillent d’une longue hibernation culinaire.

Qui aime bien manger aimera le West Dorset

Je ne vous dirai pas qu’il faut aussi beau dans le West Dorset que sur la Côte d’Azur mais si temps Anglais il y a, la région est une des plus clémentes. Donc, les produits du terroir sont superbes et les locaux n’ont pas attendu nos chefs ‘people’ pour cuisiner avec. Prenez le restaurant Riverside à West Bay, le port de Bridport. Imaginez un chalet en bois planté au milieu d’un port sans prétention sur la rive du petit fleuve Brit. Difficile de trouver un meilleur poisson. On ne peut plus frais, direct de la baie de Lyme. Si le restaurant attire les gens du coin depuis 45 ans sans faille, il doit bien y avoir une bonne raison.

A quelques kilomètres se trouve un autre restaurant sans prétention -sinon de vous servir un poisson excellent ou des crèmes glacées bien crémeuses. Sur la plage de Burton Bradstock, le Hive Beach Café et son auvent vert ne paye pas de mine. Ne vous fiez pas aux apparences, les patrons sont très engagés sur le nouvel engouement anglais pour les produits du terroirs viables. De leur ‘Fish and chips’ poisson du jour à leurs sandwichs, tous les budgets trouvent leur bonheur. Quant à la plage avec ses falaises rouges, elle a une vue superbe vers la presqu’île de Portland (où seront les Jeux Olympiques de voile en 2012).

La Côte Jurassique

Bien que la France ait le pendant avec la côte aux dinosaures vers Villers sur Mer, la côte du Dorset est listée par l’Unesco comme Héritage Naturel Mondial. Tout comme le Grand Canyon ou le Golfe de Porto, la côte est reconnue d’intérêt mondial et doit être préservée pour les générations futures. Tout comme en Normandie, les chercheurs d’os de dinosaures et autres vestiges préhistoriques ont de quoi faire, bien qu’il soit bien sur interdit d’attaquer les falaises au risque de se retrouver avec un trou dans la tête…

Où d’autre peut on manger à Bridport?

Bridport ce n’est pas que la plage, au contraire. La ville est un mix intéressant d’artistes dans des vieilles usines à corde (St Michael’s Trading Estate), de classes sociales mélangées se retrouvant sur le marché hebdomadaire, de magasins un peu vieillots et un bon choix d’endroits où on peut manger à prix raisonnable. Bref, un endroit où il fait bon vivre et passer un moment. Pour ma tasse de thé -OK, café – avec une copine, j’aime bien le Beach and Barnicott. Pour des pizzas et une atmosphère sympa -grandes tables où on peut parler aux voisins- le Stables Bar -derrière l’Hôtel Bull dans la rue principale est super pour les petits budgets et les amateurs de cidre. Pour un défi exotique tout en restant régional, le restaurant Taj Mahal propose un curry avec un piment qui est si fort que l’échelle de Scoville (qui mesure la capsaïcine) ne peut le mesurer. Le piment Naga du Dorset est en fait cultivé à West Bexington, près de la plage de Chesil à quelques kilomètres à peine. Sinon, on peut tenter un curry de lapin, chose extrêmement rare chez les Anglais -et les Indiens qui proposent leur cuisine aux Anglais.

Où dormir?

Pour dormir, ce n’est pas le choix qui manque. Pour un hôtel plutôt classique avec des chambres confortables, je peux recommander le Bridge House (chambres doubles à partir de £98) des amis y ont passé un weekend et ont apprécié l’atmosphère sympa et le personnel bienveillant. La brasserie et le restaurant offrent des repas simples et bien anglais. Si vous êtes plutôt du genre papiers peints à gros motifs et baignoires sur pied, l’Hôtel Bull (double avec douche à partir de £70, avec bain £120) vous ira comme un gant. Pour une expérience du vrai Dorset plus campagne, les chambres d’hôte chez Pauline à Highway Farm ne manqueront pas de vous plaire. Pauline connait la région dans tous ses recoins, l’adore et sait faire passer sa passion. Elle organise également des cours d’artisanat d’art à prix très raisonnables, un excellent moyen de rencontrer des gens et parler anglais dans une atmosphère sympa. La ferme a également un cottage pour 4 personnes (à partir de £350 par semaine).

Et quoi d’autre autour de Bridport?

Les randonneurs adorent la région. Le GR South West Coastal Path qui longe la côte leur est bien connu pour ses grimpées et descentes le long des falaises et des plages. Panoramas superbes, notamment au cap doré (Golden Cap) qui tient son nom de son ‘chapeau’ couleur rouge or et qui est le point culminant de la côte du Dorset; excellent point de vue vers la presqu’île de Portland et l’immense plage de sable de Chesil. A l’intérieur des terres, les vues imprenables du bocage anglais et de la Manche ne manquent pas avec entre autres les collines de Lewisdon et Pilsdon Pen.

Si on se veut un peu éco-guerrier et laisser sa voiture, on peut prendre un bateau de West Bay pour admirer les falaises vieilles de 180 millions d’années, particulièrement belles au coucher du soleil. On peut également prendre le car, une expérience pas si traumatisante que ça, même pour ceux qui n’aiment pas les transports en commun. On trouve toujours à s’assoir et on peut admirer la vue au lieu de regarder la route…

Pour les artistes en herbe, pourquoi ne pas sculpter un totem ou plus simplement un bol avec Guy Mallinson? N’oubliez pas d’apporter vos bottes en caoutchouc car la pluie ne l’arrêtera pas. Les cours de Guy sont très en vogue et vont le devenir encore plus car la BBC a fait un programme basé sur l’expérience de passer une semaine dans la forêt. Le retour aux sources est très prisé et Monkton Wyld Court offre d’autres expériences dans la même veine. Le ‘bushcraft’ est à la mode même s’il est difficile a traduire (artisanat de la vie en plein air?). Une bonne façon d’améliorer son anglais tout en acquérant des connaissances dans une atmosphère sympa et constructive, good idea non?

http://www.bridgehousebridport.co.uk/

http://www.highwayfarm.co.uk/

http://www.thebullhotel.co.uk/

http://thefishrestaurant-westbay.co.uk/index.htm

http://tajmahalbridport.com/

http://www.mallinson.co.uk/

Eat Dorset Food Fair

Have just returned from the Eat Dorset food fair and I am still salivating. Foodie heaven on my doorstep. Literally. The fair is in the grounds of Parnham House in Beaminster, so I should have walked but decided not to. I knew I would have too many bags to carry back.

I started by watching Lesley Waters demonstrating an appetising menu: bread filled with dried figs and black pepper, pheasant terrine, chunky apple marmalade, seared venison with roasted beetroots and potatoes…

It’s such a good idea to have chefs demonstrating the produce sold on site because it entices you to try new things. Lesley is brilliant, she really embraces the whole local food phenomenon that has grown in this country in the last decade and runs with it. She uses these local suppliers for her school near Dorchester, so whilst a cynic would say that she gets a good deal from them, I say she’s chosen to live and work down here for a reason: because there is so much choice of tasty local food.

So filled with new ideas I had to go and choose what to spend my money on. Not an easy task. This was not a fair filled with grannies and their marmalades or other chutneys. Don’t get me wrong, I’ve bought a few chutneys from grannies in my time but today I was after real local stuff to fill my fridge with and the tricky bit was to choose wisely. Today I wanted something new.

Lesley showed us how to marinate some feta cheese. Really simple, very mouth watering. Thing is, Woolsery are not allowed to call their cheese feta because this is Dorset not Greece. Why they’ve decided to call it Fiesta though is a quandary. The big softie or ‘Woolsery’s crumblie’ would have spoken more to me but what do I know! All the same, I still bought some and will stuff it into a jar with some good olive oil; haven’t decided which herbs to use yet but I can’t wait to eat it with a baked potato or with some pasta since it won’t last until next Summer for a salad.

Another show stopper for me was the Real Boar company. Despite my brother-in-law being a wild boar hunter near St-Tropez I had never tried boar salami. It hits the taste buds strongly as you’d expect but leaves a lingering subtle taste of red wine and for some reason made me think of blue cheese, although you will not find any Blue Vinney in it.  The texture is fine and silky, it melts in your mouth and is utterly delicious. I subsequently found out that they supply the George Cinq -the man heard the French accent so he impressed me with the Parisian Palace first- but also Jamie Oliver. Well, I’m not surprised. If I had a restaurant, I would find a way to put it on the menu. In the meanwhile, I am thinking dinner party.

Now we have two ‘big’ names in Dorset that export abroad and have cleverly marketed their ethos through to their packaging: Dorset Cereals and Clipper Tea. Big bold designs for scrumptious products. Clipper are actually based in Beaminster and their fair trade tea in unbleached tea bags has been my favourite cuppa since my mother in law introduced me to them when they took over the Numatic factory some years back. As for Dorset Cereals they had a special offer on, so despite my “New Stuff’ policy I could not resist a bargain; plus I ended up with lots of little freebies. Don’t you love freebies?

Honey was something I was keen to find. My kids love it but try as I may to find English honey in the supermarket all I could find is utter nonsense. I don’t want honey that’s flown from New Zealand. I know we have a problem with bees dying everywhere but why does the honey have to fly from the other side of the world to land on my doorstep? Even worse, the cheaper brands are from ‘mixed sources within the EU’. Where has this honey been before it went into the jar, let alone on my kids’ toasts? What a joy to find honey from Hugh and Gillian Land who have hives near Sherborne. I should have bought more than one jar.

Another foodie find was Rapeseed oil from the The Seed Company. My Mediterranean roots make me reach for the olive oil before I’ve even thought about cooking, so I have placed the new thin bottle by the cooker so I don’t forget to use it. Apparently it can burn to a much higher temperature than olive oil, let’s see if I can be convinced to use an oil that is as expensive as the thick green cold pressed nectar. Last time I tried a new oil for cooking it promised to have carotin in it which is supposed to be good for you, it looked orange but when I fried it, my whole house stank of fish. Can’t remember the name of it, probably because my brain is worried I might buy it again by mistake. I have a better feeling about Rapeseed though. Could be the nice little green canvas bag they gave me to carry my bottle. Another freebie.

It wasn’t all food though. There were some beeswax stuff -makes sense since there were honey suppliers- and seeds from Peppers by Post. These guys also grow chilli. We bought a plant from them a few months back. What a winner. It stands proud at the end of the kitchen table near the window and it has produced dozens of chillies -purple, white, yellow, orange and red ones. The whole family loves looking after the plant and it is still growing in October. I am chief waterer though. For five pounds, that was the best investment in spices we’ve ever made! Another non foodie stand well worth a visit is Green Drawers. It’s the most eclectic stand there. Interesting eco products, cushions with hand woven covers or made from prints from a local artist -Liz Summerville; and those bags like my Mum used to have to go shopping with when I was a kid. They look like posh and bright onion sacks with a handle. If you can remember before the plastic bag days that is. I love them, bought a bright pink one to leave at the bottom of my handbag. And yes, I filled it with organic sausages, bacon and chipolatas from Sydling Brook Farm.

Must be off now, there’s some cooking to be done.

Where are the apples?

A month ago we took the bikes and empty rucksacks to Elwell Farm down the lanes between Beaminster and Bridport. It’s that time of year when the orchards are in full swing and you can go and pick your own delectable sugar straight off the tree. I struggle with encouraging my children to eat fruits. Problem is, it’s partly -or mainly- my fault because so do I. Give us a peach in Summer in the south of France and we fight over it, almost. I let them have the last one, obviously. But try and appreciate most fruits from the supermarket and it just does not work. Apples are rarely juicy, pears are either hard as rock or let to ripen and you wonder if you are eating a sponge dipped in fine sand. I won’t even start entering the food mile debate. We’re lucky our local greengrocer has wonderful local produce but I thought that getting the fruits from the trees at the end of a bike ride might just tickle the tastebuds of my sporty men, big and small.

A month on, I go down to the cellar where we have stored the pears and apples we picked and I am amazed. They have all gone. That’s over three kilos of fruit in four weeks. I was planning to make compotes but all I managed to bake or cook is one apple tart and a few sauces to help sausages and meat get closer to children’s tastebuds. Could be that every time a little friend comes round I get the children to tell them where they come from. And kids love it. That’s how the last few pears went yesterday, after football.

My favourite bit is that my 12 year old loved it so much he decided to take his mates there on his birthday. A bike ride with a sweet purpose. Bless the owner, he was not open for pick your own that day but he let the kids pick the fruits anyway. Dad bought a few more kilos and all came back with smiles on their faces. We sent the friends back home with a bag full of apples and pears. Isn’t that the best ‘thanks for coming to my party’ bag ever?

Picking fruit at Elwell Farm
Picking fruit at Elwell Farm

Fossiles et ciel bleu à Lyme Regis

Il est difficile de faire mieux qu’une journee ensoleillée dans le Dorset. Il fait une chaleur qui fait du bien aux os sans ramollir la cervelle, le ciel est bleu sans tout rendre délavé, une petite brise permet de se balader sans transpirer et mourir de soif.

Aujourd’hui, mon père avait lu un article dans un magazine français à propos d’une table à thé faite par un excentrique Anglais avec des fossiles. Nous voila donc partis avec une bonne excuse à Lyme Regis, direction le musée et le port. Nous commençons par une balade en ville où nombre de fossiles et autres pierres plus ou moins précieuses ont trouvé résidence dans des magasins de souvenirs. Même si certains fossiles viennent d’Afrique du Nord, beaucoup sont quand même de la région et il n’y a pas de tonnes de jouets en plastiques prêts à la poubelle avant même leur achat . Quant aux pierres précieuses et semi-précieuses on trouve de tout, un peu comme à Glastonbury mais un peu moins hippie.

Mais revenons à nos fossiles. La côte du Dorset de Lyme Regis jusqu’à Weymouth est classée par l’ Unesco comme “héritage naturel mondial” car elle est une des seules côtes au monde à préserver gentillement des fossiles de l’ère Jurassique. (Nous avons le pendant en Normandie autour de Villers). Et j’avoue que la quête de notre table d’excentrique nous avons mené vers des os et autres vestiges plutot impressionants. Pas avec un marteau mais avec une entrée de £3 (trois livres au 12 septembre 2009). Le musée de Lyme Regis est un bon musée vieille école avec un amalgame de choses trouvées, léguées et achetées représentant la région. La table est amusante, l’escalier en colimaçon un petit peu glissant, les fossiles bien interessants et les habituels piéces de monnaie (dont des sous français), sextant, cartes postables et autres donnent une vue de la ville comme elle a été.

Maintenant, c’est une station balnéaire plutot pleine en Septembre surtout par un beau week-end ensoleillé comme aujourd’hui. La plage de sable (importé de France) est une joie pour les enfants, le port est mignon et nombre bateaux offrent des voyages en haute mer, péche aux maquereaux ou simple balade. Longer la côte et ses falaises qui tombent dans la mer est sur ma longue liste de choses à faire. Comme de chercher des fossiles de ce côté de la Manche. En fait, si vous voulez ‘creuser’ vous pouvez acheter des marteaux en ville. N’attaquez pas la falaise par contre à moins que vous ne vouliez vous recevoir des cailloux sur la tête et toute la falaise avec. Les falaises tombent toute seule de toute façon et lorsqu’elles se détachent les pros de paléonto et autres se retrouvent par ici pour chercher un autre dynosaure au nom imprononçable. Mais ils restent sur la plage. Il est interdit de grimper la falaise, ce qui me parait plutot logique. Mon fils se baladait au bas d’une falaise il y a quelques mois et une pierre lui est tombée sur la tête. Beau trou dans le crane, Samu, points de suture. Donc les falaises, c’est dangereux. Elles veulent bien nous donner des fossiles de temps en temps, mais c’est quand elles veulent… A bon entendeur, salut!

British food

I thought I’d translate my previous post or at least give the British who don’t speak French (that will be most of you then?) a chance to read what I think about your food. Since I’m French you must be interested. We do food so much better than you… Or do we, still?

Bridport was voted the best town in Dorset for local food by ‘the Taste of Dorset’. This reminded me that when I went to France this year, I noticed that although the word ‘provenance’ comes from the french language we don’t seem to use it very much in restaurants and even shops. I have become far more aware of where my food comes from since living here in Dorset. We stopped at a run-of-the-mill steak and chips restaurant on our journey back from the South of France this Summer and the steak provenance was: France or Europe. Mmmm, that’s specific, no South American or Russian cow there then. Goodness knows where the spuds came from? I didn’t ask. Steak was nice though.

I remember interviewing Chef Jean-François Piège from the Ambassadeur restaurant in Paris (2 Michelin stars) three years ago. His main concern was getting the best rather than worry too much about where it came from. Now that figures when the smallest menu is at €70 and they do tell you where your meat comes from -or your caviar for that matter. In fairness if you check their menu, most of the produce is french anyway. But if you can’t get it in France, then Piège wants to know that he can get it onto your plate anyway. It’s a question of choice, n’est ce pas?

So, I’d say you can be proud of what you British have achieved in the world of food in the last twenty years. You are more aware, more discerning and Dorset is certainly a fantastic place to be when you are a gourmet. Just don’t settle for that MacDo (as French call it) or drink a Starbuck (they’re trying to invade the South of France now that Paris has taken the bait) and you’ll be more foodie than a lot of Frenchies.

Incroyable but true…

festivals, festivals

“T’attend un bus pendant une heure et puis il y en a trois à la fois” Ce proverbe anglais est on ne peut plus vrai pour les festivals dans le Sud-Oust de l’Angleterre en ce dernier weekend de Juin.  Le plus connu est le festival de musique de Glastonbury qui bat son plein pendant trois jours et nuits. Pour la premiere fois il n’y a presque pas eu de pluie. J’y vais demain donc je vous raconterai plus tard.

Aujourd’hui les fines bouches sont heureux avec le festival de Bridport où les produits du terroir et les bières locales sont l’honneur. Journée superbe et ensoleillée comme l’année dernière. Un grand pré, des tentes remplies de produits locaux divers de burgers d’agneaux épicés (de Wyld Meadow Farm) excellents, des fromages nouveaux (une petite ferme dans le Somerset qui fait un Caerphilly superbe), des glaces onctueuses and riches en goût (Purbeck ice-cream).

Attention, vous trouverez une sauce (optionelle) à la menthe avec votre agneau, Je sais que cela parait toujours bizarre aux français mais il faut essayer, les saveurs se marient bien si la sauce est bien faite. Ce que vous remarquerez c’est que les Britanniques redécouvrent les valeurs du terroir, chose qu’ils nous envient s’ils sont fine gueules.

Depuis vingt ans que je vis en Angleterre le changement de perception et surtout de choix est phenoménal. A tel point que le mot terroir n’existe pas. ‘Local’ fait l’affaire mais ce n’est tout de même pas un mot aussi fort, il n’y a pas de notion de terre et d’appartenir à une histoire qui va avec. Ils se rattrapent cependant et pour cela on doit remercier des chefs pipole (lisez mon poste a ce sujet) -entre autres- comme Jamie Oliver et Hugh Fernley-Whittinstal qui nous ont montré ce que nos ‘chicken nugget’s faisaient à nos ventres et nos poulets.

Et le dernier festival du weekend? C’est celui de mon village de Beaminster où art et musique vont nous faire la vie belle pendant presque dix jours. J’y vais de ce pas et vous raconterai tout ça.

A bientôt!